Julie Navarro

Dissoudre le paysage

Dissoudre le paysage est née de la résidence croisée menée par l'artiste dans deux territoires marqués par la prégnance de l'eau (domaine viticole de Suriane, Bouches-du-Rhônes et La Petite Escalère, Landes).

La formule équivoque sous-tend le caractère fragile d'une nature modelée (effacée?) par la main de l'homme, en particulier du côté de l'étang de Berre dont on connaît les équilibres écologiques précaires, mais aussi dans les Landes, victime des changements climatiques et des grandes inondations. Au contact de l'eau, les mots disparaissent pour se fondre dans la totalité du savon-paysage. Dissoudre le paysage engage une caresse, une relation de peau à peau, comme un message subliminal. "J'y recherche une intimité, celle de désirer voir le monde derrière un filet pictural pour sublimer mes émotions et interrogations ».